L’humanité a toujours cherché des symboles pour exprimer ses croyances intimes. Des symboles dont l’essence même réside dans la synthèse. Du rond pour l’Univers, du carré pour la Terre, le triangle pour le Saint-Esprit. Puis les mathématiques sont appelées à la rescousse pour résoudre la quadrature du cercle. Les pyramides, le pyramidion, cette partie visible qui communique avec l’énergie déleste.
On m’y a fait croire, et j’ai cru en ces symboles. La religion, d’abord, puis l’esprit celtique, le retour aux sources, sources de mystères, mystères qui fascinent. Recherche de l’absolu, recherche de la matrice originelle, l’accession à la lumière, à la vérité. Recherche portée par notre matérialité, et des croyances. J’y crois, donc j’y vais; ma croyance sera renforcée. Je n’aurai rien trouvé d’autre que des petits bouts de papier accrochés à des branches, un culte comme un autre. Certains s’offrent, offrent (?!), des ex-voto taillés dans le marbre, scellés dans un mur d’église, pendant que d’autres invoqueront le pouvoir de Merlin en accrochant leurs désirs secrets au bout d’une branche.
J’y ai cru. Un peu; Pas suffisamment pour aller jusqu’au bout de papier dans les branches.
J’ai cru trouver la vérité dans les écrits bibliques. Précisons: dans l’hébreu, dans son alphabet, dans le mystère des Séphirots. Aleph, Beth, Bethléem, YHWH, le tétragramme, le nom imprononçable de Dieu, le Christ, figure allégorique du poisson dont le pêcheur se nourrira. Je ne suis pas allé plus loin que l’Aleph-Beth. Un livre traitait de ce sujet – Editions Dangles. Un livre pourtant chéri depuis quelques dizaines d’années, et finalement remis dans une boîte à livres.
Donné également ce livre sur la Tradition alchimique. Le feu, le soufre, le mercure, le thanator, les formules magiques cachées dans le sein de grimoires poussiéreux qui n’existent que dans les bandes dessinées et Kaamelott! Balzac et sa Recherche de l’Absolu. Nicolas Flamel, célèbre alchimiste; de nos jours, il s’appellerait Elon Musk ou Jeff Bezos.
J’y ai cru – dans l’alchimie. Ou essayer d’y croire.
J’ai cru dans le pouvoir des pierres semi-précieuses. Certaines apportent de l’énergie pendant que d’autres nous protègent des mauvaises ondes. Une pierre pour chaque aspect de la vie, comme une appli! J’ai encore sur mon bureau des cristaux de quartz déposés dans un quaich, offert par mon frère à l’occasion de son mariage. Du pouvoir émanerait de ces cristaux? J’en doute.
J’ai cru dans les rosaces et dans les formes de mandalas qui ouvrent tout un univers ésotériques.
J’ai cru dans la géobiologie qui fricotte avec l’angéologie. Ça rassure, ça fait du bien sur le moment, mais ça ne change pas grand’chose dans nos vies. A-moins d’y croire, croire dans ces constructions de l’esprit.
J’ai cru dans les lames du Tarot de Marseille. J’ai fait des choses insensées en me remettant au pouvoir d’une carte, la VI, L’Amoureux; elle me protégeait. C’était insensé. Ce jour-là, suspendu à une branche, en haut d’une échelle bien calée dans le godet d’un tracteur, il ne m’est rien arrivé. J’ai tronçonné cette branche, effet rebond, tout est resté « en ordre »: l’échelle est restée dans le godet, suffisamment longue pour absorber la remontée de la branche restante, tout est resté en place, ma longe de sécurité n’est pas entrée en service. Dans ces travaux inconscients, une carte devait me protéger, celle de L’Amoureux. Exactement comme les militaires partent au front avec la carte de jeu qui leur a, un jour, porté chance.
Insensé.
J’ai cru aux mystères des heures miroirs. Les 13:13, 10:10, 17:17, et aussi les 02:02, 03:03, 04:04, dans les grandes insomnies. Forcément quelqu’un pense à toi cette coïncidence durant, forcément ta pensée la plus obsédante y trouve une source féconde…
Il paraît aussi que les plumes comportent leur part d elien avec les mondes invisibles. Trouve une plume sur ton chemin, ce sera un signe de bienveillance angélique, une aide spirituelle. J’ai conservé une plume quelques années durant – puis je l’ai remise à la nature.
J’en ai trouvé une tout récemment…
Tous les support sont bons pour renforcer une croyance, surtout lorsqu’il s’agit d’une croyance d’amour.
Une plume, une heure-miroir, à ce moment, sur cette planète, quelqu’un pense à toi.
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