Les années sont passées. Cinq, dix, vingt années. L’installation dans une routine après quelques heurts de parcours, le sentiment que maintenant tout est rentré dans l’ordre et qu’il n’y a plus qu’à attendre l’âge de la retraite puis celui de la mort. La vie a cependant plus d’un tour dans son sac et lui réserva quelquefois de belles rencontres. Ces rencontres qui germent instantanément. Rien ne se dit et tout est joué. En un clin d’œil.
Avez-vous déjà vécu ne serait-ce qu’un seul moment de votre vie où la réalité devient si belle au point que vous doutiez si vous n’étiez pas en train de rêver ? Aucune ombre au tableau. Une histoire d’amour qui jaillit par surprise, en douceur, dans la plus entière et totale réciprocité. Gwënaelle était celle dont il rêvait depuis son adolescence. Elle le trouve beau, tout simplement. Mais bien plus, Antoine est celui qu’elle attendait.
Elle est douce, voluptueuse, sensuelle, inconséquente, mais sans démesure. Elle se réserve pour l’élu. Surtout elle ne cherche pas à vampiriser. Elle est lumière, elle est radieuse, rayonnante, éblouissante. Elle est délicate, attentionnée, intellectuelle autant que sauvageonne, primesautière, mais elle est tellement touchante, fine. Elle ne s’interdit pas le bonheur, c’est une de ses grandes caractéristiques. Ses baisers sont ceux dont il avait toujours rêvé de recevoir, et il lui donna ceux qu’il avait toujours rêvé de donner. Les rêves, leurs réalisations, se poursuivirent jusque dans les caresses. Toutes simples mais tellement délicates. A quiconque Antoine aurait souhaité de connaître un tel bonheur, fut-il au bord de la licité morale.
Suite: Effondrement de la barrière morale (4/n)


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