(suite de La route 1/)
Je n’avais pas fait quatre cents kilomètres juste pour aller sonner à une porte. D’ailleurs, vu l’accumulation de probabilités qu’il fallût pour arriver devant cette porte, autant dire que l’événement n’était pas prévisible. Ce trajet avait avant tout pour but de passer un week-end chez ma mère.;
Après l’entrevue avec Madame L. et un temps ayant permis à un moteur de refroidir, je reprenais la direction de la Seine-et-Marne. Sur la route, je m’imaginais la surprise que B. ressentirait lorsqu’elle apprendrait sur son smartphone mon passage à Champigny. Je repensais à cette phrase du livre Osez être vrai: mieux vaut regretter d’avoir fait que de n’avoir pas fait. Ce midi, j’ai fait. Le ressenti est absolument génial.
Au cours du repas avec ma mère, un message apparaît sur l’écran de mon téléphone. Un numéro que je ne connais pas et un début de message: « Salut Xavier… ». C’est elle. Vive les réseaux sociaux, et je crois, particulièrement LinkedIn où j’avais dû laissé un numéro. En une heure elle m’a retrouvé et m’envoie un touchant message qui invite à reprendre contact rapidement. Elle est en vacances avec ses deux enfants. Nous ne pourrons pas nous voir au cours des quelques jours que je passe en Seine-et-Marne. Ce n’est pas grave. Elle envisage facilement la solution de venir me voir en Normandie en empruntant le train.


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