(suite de Ego …(3/))
Se revoir, ce n’est pas plonger dans une quête du passé, c’est juste accepter que ce n’est pas l’amitié qui la pousse à faire le déplacement, mais bien l’amour. Ce n’est pas de passé dont il est question, mais de présent tel que les enfants le vivent.
La spontanéité et l’envie que nous avons de nous revoir ne sont motivés que par l’amour. Là, nous sommes dans le vrai; le reste n’est que fausse excuse.
Aujourd’hui elle ne m’a pas écrit. Certainement prise par ses deux « loulous »! Mais je crois qu’elle est en train de sentir la faiblesse du thème de l’amitié, en train de sentir que son empressement traduit autre chose…dont il ne faut pas avoir peur. Là, les choses deviennent intéressantes, riches, jouissives. Là, on redevient jeune, quel que soit son âge!
L’ai-je jamais aimée? En classe de Seconde, en désignant B. du menton, notre voisin assis sur la rangée derrière la notre, me demanda, avec une légère moue dubitative, si elle pouvait être mon genre? Je répondis par l’affirmative. Etait-ce pour autant de l’amour? Je ne sais. Une chose est sûre, elle ne m’a jamais fait perdre la tête comme une Estelle B., ou trois ans plus tard comme une Sophie B. Pourtant j’avais dit « oui » à ce genre de fille que pouvait être une B. . Après la classe de Seconde nous ne nous côtoyions plus du tout.


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